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    Voie du Milieu

    Fabian Cretton

    Né en 1972 en Valais (CH), j'ai débuté les arts martiaux à l'âge de 8 ans, en judo. Même si je n'ai pratiqué que 5 ans, ces années de judo m'ont donné une bonne base en matière de chute, travail corps à corps et au sol (voir une démonstration d'époque ici).

     

    A 23 ans, je ressentais une grande envie de reprendre les arts martiaux, envie motivée par les aspects profonds de philosophie et travail sur soi. Je ne cherchais pas simplement un art de combat, mais plutôt un art de vivre. Je rêvais de trouver une pratique qui inclut ces différents aspects et c'est ainsi que j'ai commencé des cours de Kung-Fu avec Joseph Pinto, à Bex, en 1995. Par ses dires et ses lectures en fin de cours, Joseph a su éveiller ma passion pour la pratique et les idées philosophiques. C'est lui qui m'a fait découvrir le Taiji Quan et m'a encouragé dans cette voie. Merci Joseph.

    Taiwan 1999, dans le dojo de Maître Wang Yan Nian

    Après 6 ans de pratique en Suisse, et un premier voyage d'un mois à Taiwan en 1999, j'ai décidé de partir à la source, en Chine. J'ai pris une année sabbatique pour réaliser ce rêve. J'ai passé mes 6 premiers mois d'entraînement dans la ville de KunMing, dans une école un brin renommée où j'alternais chaque soir cours de Taiji et cours de combat (SanDa). Malgré tout je ne trouvais toujours pas de lien profond entre les beaux principes, les belles théories, et la pratique elle-même. Je trouvais que ma pratique était un peu vide, simplement "technique", et je ne comprenais pas ce que représentait cette dimension semble-t-il si importante de "travail interne (NeiGong)", qui se résumait souvent à des exercices respiratoires. Après avoir visité différentes écoles, j'étais prêt à arrêter le Taiji....Et c'est malgré tout dans cette ville que j'ai rencontré en 2001 un petit homme, à l'air trop jeune pour être un "Grand Maître", quasiment inconnu dans ce milieu en dehors de sa ville natale, Yang ChengLong. Ce fut pour moi la révélation. Il représente à mes yeux l'incarnation des principes mis en avant dans les classiques de Taiji Quan, qu'il connait profondément, tout comme toute la littérature chinoise d'où il a tiré son savoir-faire. A ce jour, dans sa 60aine, il est en pleine santé et redoutable martialement. Je le considère comme un Maître non pas pour utiliser des termes pompeux, mais car il a réellement la maîtrise de son sujet. De 2001 à 2011 j'ai passé environ 5 années sur place pour suivre son enseignement, sans pour autant quitter mon travail, en prenant des congés prolongés (2 années sabbatiques, 6 mois, 5 mois, etc.). Là je me consacrais entièrement à la pratique, avec des périodes d'entrainements de 3 à 6 heures par jour, et l'apprentissage du chinois en parallèle. Je lui suis reconnaissant pour sa patience et sa passion, et continue à lui rendre visite 1 à 2 mois par année pour poursuivre mon entrainement et ne pas m'écarter de ma voie (ce qui est très vite arrivé). De plus je peux constater que lui-même continue à progresser, c'est qui est très motivant.

     

    En Valais (CH), après avoir donné durant quelques années un cours de Taiji relativement classique, je propose depuis 2011 un cours intitulé "Taiji Martial" qui plonge d'entrée de jeu les pratiquants dans les principes profonds du Taiji. L'approche légèrement physique convient à tous les âges, et repose sur des exercices à connotation martiale et échange à deux sur fond de méditation et travail du calme, en cultivant la relaxation mentale et physique. "TaiJi Martial"  étant pour moi simplement la traduction de Taiji Quan. Tous les aspects du Taiji qui me passionnent y sont abordés: méditation, travail interne, philosophie, aspect santé, travail martial et applications en self-défense ou combat libre, etc.

    Concernant ma pratique personnelle dont les différents aspects sont décrits sur ce site et plus particulièrement sur la page la forme de Taiji: un voyage intérieur, un premier ressenti du "flux interne" s'est manifesté lors de mes derniers jours d'entraînement à KunMing durant  l'été 2014, soit après 13 ans à suivre l'enseignement de Yang Laoshi et à pratiquer régulièrement, j'avais alors 42 ans. Lorsque je mentionne ces 13 ans pour un ressenti de flux interne (il en fallut 10 à Yang Laoshi), ce n'est pas pour décourager, mais bien pour encourager à poursuivre avec patience. Ce premier ressenti de flux interne ne signifie rien de particulier et surtout pas un aboutissement. Il s'agit d'une étape intermédiaire, comme un passage de grade dans les autres arts martiaux. Je comparerais ce niveau-là à une ceinture noire deuxième ou troisième dan (en tenant compte de mes milliers d'heures de pratique et de ce que signifie ces dan dans d'autres arts martiaux).  Une ceinture noire ne représente pas un aboutissement (contrairement à la pensée populaire sur le sujet), mais pour beaucoup de maîtres c'est "la fin de l'initiation", en général une dizaine d'années de travail sérieux. Mon ressenti de flux interne en 2017 est bien présent mais encore timide, surtout lorsque il faut combiner l'unité intérieure (basée sur ce flux interne), et l'unité avec l'autre. Cela touche d'ailleurs à des systèmes nerveux différents qu'il faut aussi harmoniser, la voie est encore belle et sinueuse. Bref, le but de ce paragraphe n'est pas de me lancer des fleurs mais de proposer un regard objectif sur ma progression, au cas où quelqu'un se poserait la question et vu qu'il n'existe actuellement aucun moyen établi pour évaluer le flux interne.

    Pour le plaisir, j'ai participé aux concours de TuiShou CTND de Stuttgart en 2012 et 2013. En 2012, Thang a obtenu une deuxième place en pas fixe, moi-même une troisième place en pas fixe et pas libre. En 2013 j'ai obtenu une première place en pas fixe et deuxième place en pas libre. Une comparaison intéressante sur ces deux ans par rapport à mes premiers contacts avec le tuishou sportif fut l'échange à pas libre avec l'un des favoris de ma catégorie: en 2012 je n'ai marqué aucun points contre lui alors que j'ai remporté l'échange en 2013, pour différentes raisons.

    Je tiens à remercier sincèrement Roan (Morand) pour me donner l'opportunité d'organiser mon cours dans le cadre de son club de Karaté, et d'ainsi profiter de toute la structure qui va avec. D'autre part Thang (ma femme) et moi avons bénéficié de son enseignement (ainsi que celui d'autres profs de son école) en suivant pendant quelques années ses cours de combat libre et self-défense.


    Merci à Michael (Jacquemet) pour m'avoir proposé de donner un atelier lors du Martial Art Show Case du 5 octobre 2013 à Conthey, ainsi que la Martial Arts Valais Association (MAVA) qu'il a mené durant quelques années. Voir maintenant son Ecole des deux voies.

     

    Merci à Cornelia (Gruber-Bilgeri) pour m'avoir invité à donner des ateliers à la rencontre internationale de Taiji Quan et de QiGong, Tai Chi-Tcho,  en 2013, 2015 et 2017.

     

    Merci à Nicole Henriod, Daniela Bellotto Turra et Claudine Carette qui m'ont invité pour donner des stages à Lausanne, Chateau-d'Oex et Fribourg en 2015 et 2016. Vous pouvez en visionner des vidéos et témoignages.

    Un tout grand merci au judo-club de Martigny qui me permet d'animer deux cours dans ma ville natale.

     

    J'ai pris le risque de citer des noms, bien sûr que cette liste ne peut être exhaustive. J'aime enrichir ma pratique en suivant les cours et ateliers de tous les profs et amis que je rencontre, indépendamment de leur passion. Lors de ces échanges je prends tout ce qui est en accord avec ma vision, et laisse de côté ce qui l'est moins, ce qui me permet d'évoluer sans perdre ma voie. J'éprouve de la gratitude pour tous ces guides et enseignants, même lorsqu'il ne s'agit que d'une heure d'échange dans un parc à l'autre bout du monde.

     

    三人行 Nous devons apprendre de chacun 必有我师

    孔子Confucius

    (mon interprétation de cette phrase)

     

    Fabian 韩瑞 / 明德

     

     

     

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